Quelques ordres de grandeur
La puissance d’un outil de production d’électricité se mesure en GW (gigawatt) et son multiple par 1000, le TW (térawatt). La production d’électricité se mesure en GWh (gigawattheure) et en TWh (térawattheure).
L’énergie éolienne provient à l’origine du soleil (lire la suite), comme toutes les énergies renouvelables (exceptées les énergies géothermique et marémotrice). Or, la Terre reçoit en 30 minutes l’équivalent en énergie solaire de la consommation annuelle de l’humanité, tous types d’énergies confondus. 1 à 2 % de cette énergie provenant du soleil est convertie en vent, soit 50 à 100 fois plus que l’énergie convertie en biomasse par la photosynthèse.
Une éolienne de 2 MW fonctionnant à pleine puissance pendant 1/4 de l’année produit 4 à 5 millions de kWh, soit l’électricité consommée par 4 000 personnes en moyenne (hors chauffage).
En 2007, la France a une capacité de 2,4 GW de puissance éolienne installée, uniquement à terre (il n’y a pas encore de champs offshore) et occupe le troisième rang européen. L’Allemagne dispose de 22,3 GW, les États-Unis 16,8 GW, l’Espagne 15,1 GW, l’Inde 8 GW et la Chine 6,1 GW.
En France, le potentiel éolien est très important (le 2 d’Europe) : 20 GW terrestres pour une production de 50 TWh par an, et 40 GW offshore pour une production de 150 TWh par an,soit un potentiel éolien théoriquement exploitable de 200 TWh par an. S’il était disponible en 2040, il représenterait alors 31 % de la consommation française prévisible d’électricité. Cette production de 200 TWh/an se répartirait ainsi : 8000 éoliennes offshore de 5 MW sur 40 grandes centrales installées entre 15 et 40 km de la côte, à des profondeurs maximales d’eau de 200 m ; 8000 éoliennes terrestres de 3 MW, soit moins du quart du nombre de pylônes très haute tension (400 kV) installés en France (qui mesurent 50 à 55 m de haut - et jusqu’à 100 m dans les zones vallonnées, contre 70 à 100 m pour les mâts des grandes éoliennes).
